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Prends ma femme par exemple

Gogol Bordello : … euh déçue?

julinthesky
19 avril 2010

...pas si pire pour une pic de iphone!

C’est en partie de ma faute.  J’avais BEN qu’trop d’attentes!  Mes amis m’en ont tellement parlé, j’ai vu des tas de vidéos sur Youtube, avec ma soeur on s’est tapé le DVD live 2 dodos avant le show…  J’les ai manqué de près à Osheaga, pépin de babysitter, ça fait donc presque 2 ans que j’attends désespérément leur retour.  On s’attendait à manger un bass drum en pleine gueule, de voir Eugene grimper au balcon… On voulait du SANG!!

Mais non.  Rien qu’de la musique.  Un bon show oui, je pense… enfin du peu que j’ai pu en voir.  Parce que si le band était pas prêt pour Montréal, Montréal lui était prêt.  Un peu trop peut-être…?  Là j’vais avoir l’air d’la fille qui est jamais contente… À Franz Ferdinand, je me plaignais que les jeunes d’aujourd’hui savaient pas fêter, que ça se plantait en avant du stage sans bouger sauf pour crisser une volée aux trois personnes qui dansent (nous) qui les accrochent…

À Gogol, on est arrivé tôt, vers 5h30 dans le line up pour être certains d’être en avant.  Mais malgré tout, a fallu qu’on fight for our right de rester là!! Et quand je dis fight, je parle au sens propre.  Le show était même pas encore commencé que la guerre était déclaré avec les deux gros barraqués qui ont réussi à se planter devant nous. La Classe.

Là ça s’est mis à pousser solide parce que le monde s’impatientait que Gogol embarque, compréhensible après les deux premières parties (et là je vais être très polie) assez ordinaires merci qu’il  a fallu se taper.  Le monde commençaient déjà à se faire piétiner : parce qu’au lieu d’aider le monde qui tombait à se relever, ça se grouillait a pousser encore plus vers en avant. Savoir Vivre.

Ça c’est même pas un trash là.  Je sais même pas si l’option trash était possible hier soir vu le degré de compactage…  j’avais de la misère à sortir mes bras dans les airs pour attraper les bodysurfers des fois.  D’ailleurs, je sais que c’est injuste, mais S.V.P., les armoires à glace de 6pi11, 295 livres devraient avoir le gros bon sens de comprendre que le bodysurfing… c’est pour d’autres, non?  Faut vraiment tout vous expliquer?  Quand à moi, pas réussi à trouver personne d’assez galand pour me jacker deins airs… (j’avais mis mes verres de contacts exiprès), et ça franchement, j’ai jamais vu ça nulle part.  Comme j’ai perdu mes amis assez tôt dans ce bordel, et que tout le reste du monde sait pas vivre, j’ai jamais réussi à faire mon surf.  Remarquez… c’est peut-être mieux de même.  Pus sûre que j’ai encore l’âge pour faire ça…

Pis franchement, vous allez me trouver matérialiste mais, dans l’temps de l’dire, le zipper de mon sac m’a lâché, je devais donc le tenir à 2 mains pour le garder fermé, et ma ceinture que je croyais à toute épreuve parce qu’attachée avec genre 16 snaps, et dans lequel était rangé mon Iphone et mon argent a été constatée comme disparue de ma taille.  Je ne sais par quel miracle j’ai réussi à la retrouver.  J’ai même retrouvé le sandwich au proscuito et champignons marinés que ma soeur (ou son chum je sais pus…) m’avait préparé avec amour et qui était tombé de mon sac.  La fille qui m’a aidé à le retrouver croyait pas à ça : «tu cherches quoi?» «Mon sandwich!!».  Enfin une qui savait vivre!

On a perdu 3 bouteilles d’eau en un temps record, et traitez moi de p’tite nature si vous voulez, mais peut pas vivre sans eau dans ces conditions et attendre après le bounser pour qu’il me garoche une gorgée dans l’fond  du gorgueton, avoir l’air d’un oisillon qui attend son vers de terre, c’est pas trop mon genre.  Finalement, après 2 tounes, j’me suis rendu compte que j’avais pas de fun pen’toute en avant.  Sortir de là n’était pas non plus une partie de plaisir, sans mes bras pour pousser, qui étaient occupés à ne pas perdre mes affaires.  Je me suis réfugiée au balcon, d’où on ne voyait rien, jam pack total là aussi, pour finir à l’endroit que d’habitude j’ai l’goût de faire mal au monde qui se mettent là, c’est à dire, dans les escaliers à côté du petit bar sur le côté.

C’est là que chu tombée sur le chum de ma soeur en beau joualvert parce qu’il a perdu son blackberry et renversé une bière sur son appareil photo à 800$.  Et comme Christiane passait par là (des fois la vie me gracie de quelques heureux hasards), j’ai donc refilé mon sac et ma ceinture à beau-frère-pas-de-bonne-humeur-avec-raison, je suis allée dansé 2 tounes avec elle, pis c’t'ait déjà fini.

Pis non.  Rien à voir avec la réputation de psychopathes sortis de l’asile que j’avais tant entendu parlé.  Pour moi, les Gogols ont oubliés la partie punk du show quelque part en tournée.

Mais à l’after au Divan Orange, Christiane est allée demander à la danseuse-crieuse-percussionniste-entertaineuse de Gogol Bordello «Y’é où le reste de ton band?» (mais en anglais) et c’est là qu’on a sû qu’Eugène était malade et qu’il dormait.  Donc Gogol Bordello : Déception, mais pas désillusion.  Eugene était malade.

Mais la prochaine fois, c’est dehors que je veux les voir.  J’aime pas les shows en salle…  on étouffe!  Pis on perd tout le temps tout au Métropolis!  Hier, on se serait cru dans un dépotoir au Phillipines à voir tout le monde fouiller dans les cochonneries perdues qui trainaient à terre!  Tiens, à Toots and the Maytals, on avait perdu Julie!  Pour ceux qui étaient là, Julie, c’est la fille qui était monté su l’stage et qui avait juste eu le temps de donner deux petits déhanchements avant de se faire sortir par la sécurité.  Dans son état, on pouvait pas la laisser seule et perdue.  On avait presque dû organiser une battue pour la retrouver.  C’est de sa faut si ils mettent toujours des barrières maintenant en avant du stage!

Pour une critique du show beaucoup plus crédible, je vous suggère d’aller lire le billet de Christiane Charbonneau, une fille qui s’y connaît côté bête de scène pour en être une elle-même.  Un trésor bien caché que j’espère vous aurez la chance de découvrir avant qu’elle devienne vieille et fatiguée.  Je l’ai connu à l’époque en tant que saxophoniste du One Night Band, aujourd’hui, c’est comme gueuleuse du groupe Fear of Cheese, «fromage à Faith No More», que vous pourrez vous laisser divertir.  Avec Christiane in da house, les Gogol Bordello de dimanche peuvent aller se rhabiller!

9 commentaires
  • Raman
    20 avril 2010

    J’ai été au show hier. C’était mon troisième de Gogol, et c’est vrai que c’était moins trash que les deux autres.
    Moi, ça ne m’a pas trop dérangé, parce quand je vais à un show, c’est autant pour la musique que pour le spectacle. Même plus : je suis musicien, alors j’aime écouter et voir d’autres musiciens jouer. C’est plus mon trip que de sauter partout pis de rentrer dans tout le monde.

    Je comprends que tu préfères t’éclater en dansant. Mais je dis ça parce que, hier, je me suis placé sur le plancher avec ma blonde, vers l’arrière près du bar, où ça ne dansait pas… Jusqu’à temps qu’un petit groupe arrive et s’installent à côté de nous, dans l’allée sur le côté, et se mettent à danser en nous rentrant dedans, et dans les autres à côté de nous.

    T’sé, si tu vois que le monde tripe pas à ta manière, s’ils ont plus envie d’écouter, sois pas surprise que ça les frustre quand tu les empêches de triper à leur manière et que tu les bouscules.

    Y’en a qui préfèrent bouger, d’autre écouter. Faut qu’on se respecte.

  • julinthesky
    20 avril 2010

    Tu as raison. Et les salles de spectacles sont conçues pour combler tout le monde. Y’a un balcon pour les gens qui veulent écouter, et un parterre pour veux qui veulent danser. Et y’a tout le reste de la salle pour ceux qui font un peu des deux. Si je danse dans l’allée ou près du bar et que je renverse la bière à un dude, je vais comprendre qu’il soit fâché. Mais si on vient se planter en avant, faut s’attendre à se faire rentrer dedans.

    J’ai un amie qui s’est presque cassé le nez à Lee Scratch Perry. On était front road, elle a accroché une fille en dansant (là, c’est du reggae, ça pas dû y fait si mal que ça) alors son chum l’a poussé, elle est rentrée face première sur le rebord du stage. Come On! Si tu vas à un show de reggae, que tu ne veux pas danser, va pas en avant! Ou respecte ceux qui dansent.

    Et le respect ça veut aussi dire que ceux qui arrivent avant ont les meilleures places. C’est juste pas plus compliqué que ça.

  • Mike Savard
    20 avril 2010

    Le plancher d’un show debout, c’est le chaos et encore plus quand le band sur le stage est Gogol Bordello. J’vois pas pourquoi y aurait une logique de «premier arrivé, premier servi» ou une limite de poids pour ceux qui divent… C’est la jungle, c’est instable, pis c’est précisément ça que le band et la foule veut. «When did punk rock become so safe?» comme dirait l’autre. Si tu veux pas te faire buster «te place», y a l’OSM. :p

    Tout peut arriver dans le pit pis c’est justement ça qui est cool. Y a un chum qui m’a cassé le p’tit doigt à deux endroits il y a quelques années dans un show. Shit happens pis je peux faire mon frais aujourd’hui avec une telle blessure de guerre…

  • Mike Savard
    20 avril 2010

    PS: Si quelqu’un veut pas te jacker dans les airs, monte-y dessus. :) Il risque de te payer une bière.

  • Julinthesky
    20 avril 2010

    Mais oui, c’est clair. Je suis rendu une vieille schnock qui bientôt va arriver a 5h pour m’asseoir front road au balcon! Ou avec sa chaise pliante deins fest l’été. C’est pas toujours clair clair, mais mon ton tire plus de l’auto-dérision. Je suis une vieille chialeuse jamais satisfaite. Ça danse trop, ça danse pas assez… En fait le seul endroit ou les shows sont juste parfaits, c’est a Trois-Pistoles.

  • Julinthesky
    20 avril 2010

    Ton tour viendra aussi, tôt ou tard!

  • Mike Savard
    20 avril 2010

    Bah… la trentaine approche de plus en plus et j’ai pas trop ralenti. :) J’me fais encore fréquemment brasser par du monde fin trentaine sur le parterre et ça m’encourage. Jello Biafra, 51 ans, a sacré une volée à un spectateur baveux au dernier show avant de remonter sur scène. C’pas mal ça mes modèles plutôt que les traîneux de chaises pliantes :p Chacun son trip faut croire.

  • julinthesky
    20 avril 2010

    hihihi le jour que vous allez m’voir trainer ma chaise pliante, y va être temps que j’crève en osti!

    Y’a des trash plus intenses que d’autres, moi mon calibre c’est plus Mononc Serge (mononc, matante… la pognes-tu?) dimanche c’t'ait too much pour moi. Mais un accident de bodysurfing qui t’empêche de marcher pendant 2 semaines, ça laisse des traces! Si y’avait pas eu un dude de 6pi4 (c’t'un guess, j’ai pas pri le temps d’le mesurer) pour me sortir de là, je sais pas c’qui me serait arrivé. Mon dos a barré tight. Pis dimanche à Gogol, des galanteries comme ça, ça existait pas. J’ai vu Danger! Et j’ai cédé ma place aux jeune plus en shape et aux trentenaires shootés à testostérone!

    Mais j’était pas mal fière de mon peuple! Vous étiez pas mal beaux à voir… de loin!

  • [...] de la faute aux Pistolois si je suis toujours aussi insatisfaite quand je vais voir des shows à Montréal.  Parce qu’il n’y a pas que le band qui fait une bonne ou une mauvaise soirée.  On [...]

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